Posted by: tarbeyawatakwin | سبتمبر 20, 2015

LA PEDAGOGIE DIFFERENCIEE


INTRODUCTION

Avec toutes les réformes qui sont entreprises aujourd’hui afin de tenter d’améliorer notre système scolaire, le thème de la pédagogie différenciée adhère parfaitement à l’actualité. Dans ce cas-là, il est difficile de rester objectif face à ce que nous voyons à la télévision et à ce que nous lisons dans les journaux spécialisés ou non. C’est pourquoi nous tenterons de faire preuve d’objectivité dans notre démarche et tout au long de ce travail.

120000بيدهغ فارقيةIntroduction

Aspects théoriques

  1. Définitions

Histoire de la pédagogie différenciée à travers les recherches de quatre psychopédagogues

Voici le résumé de différents livres

Ce qu’est et ce que n’est pas la pédagogie différenciée

  1. Fondements

Les types de différenciations

Pourquoi différencier ? Principes de Burns

Qu’est-ce qu’un dispositif de pédagogie différenciée ?

L’origine des cycles

  1. Où ? Quand ? Comment ?  pratiquer la pédagogie différenciée 

Les taches de l’enseignant lors d’une séquence de pédagogie différenciée

Comment appliquer la différenciation ?

Quelles sont les conditions de réussite pour l’apprenant et l’enseignant ?

Différencier « comment »

  1. Comment adapter les stratégies aux «profils »des élèves ?

Peut-on connaître les caractéristiques des élèves ?

  1. Conclusions

Aspects pratiques

Observations

Pratiques

Conclusions

Références

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Nous allons découvrir et analyser les différents courants de la pédagogie différenciée. Après différentes lectures et recherches (livres, articles de presse, notes de cours, extraits sur sites Internet), vous ne trouverez dans ce travail que la théorie, les extraits qui nous ont guidés dans ce cheminement théorique. Nous développerons la faisabilité de l’application de la pédagogie différenciée telle qu’elle nous est apparue dans le cadre du système actuel. Nous observerons les deux groupes d’acteurs qui participent à l’action pédagogique. Du côté des élèves, on s’apercevra que les aptitudes et les processus mis en œuvre pour l’acquisition des savoir-enseignés diffèrent énormément d’un élève à l’autre, ce qui amènera d’importantes variations au niveau de l’évaluation. Puis, nous nous pencherons sur les enseignants, et donc sur l’enseignement différencié.

Après quelques définitions, un cheminement historique dû aux recherches de quatre pédagogues connus, nous observerons quels sont les points forts et les points faibles de cette pédagogie.

Après avoir présenté le contexte, nous pourrons étudier la faisabilité de l’application de la pédagogie différenciée dans le système actuel. Nous sommes conscients des éventuelles répercussions que cela engendrera, car introduire la pédagogie différenciée dans l’ensemble des enseignements impliquerait des changements en bien des niveaux, comme par exemple au niveau du programme, de la structure, de la progression scolaire, de la formation des enseignants et chose importante, agirait sur la mentalité des gens et leur façon de concevoir l’école.

C’est avec tous ces éléments que nous tenterons d’apporter une réponse à cette délicate question qu’est la possibilité de cohabitation entre la pédagogie différenciée et le système scolaire belge actuel.

La pratique de la différenciation pédagogique consiste à organiser la classe de manière à permettre à chaque élève d’apprendre dans les conditions qui lui conviennent le mieux. Différencier la pédagogie, c’est donc mettre en place dans une classe ou dans une école des dispositifs de traitement des difficultés des élèves afin de faciliter l’atteinte des objectifs de l’enseignement.

Remarque importante : il ne s’agit donc pas de différencier les objectifs, mais de permettre à tous les élèves d’atteindre les mêmes objectifs par des voies différentes.

Alors que l’enseignement primaire assume depuis le siècle dernier la formation de l’ensemble de la population, la pédagogie différenciée est apparue comme un moyen de faire face aux difficultés des premiers apprentissages. Dans le cadre de l’organisation en cycles de l’école primaire, les dispositifs de différenciation doivent permettre aux enseignants de gérer des groupes classes dans lesquels certains élèves n’ont pas atteint tous les objectifs du niveau considéré.

Ce travail proposera deux étapes. La première sera théorique et permettra brièvement de resituer la pédagogie différenciée. Elle nous aidera à lever un peu le voile sur une approche un peu plus pratique et fruits d’observations réalisées lors de nos stages. La deuxième se voudra plus pratique, mais contiendra surtout des propositions, des pistes de travail futur, l’élaboration de fiches qui nous aideront à poser les premières pierres d’une nouvelle approche.

ASPECTS THEORIQUES

I. DEFINITIONS

La pédagogie différenciée est une pédagogie qui :

  • Privilégie l’enfant, ses besoins et ses possibilités.

  • Se différencie selon les besoins des enfants.

  • Lui propose des situations d’apprentissage et des outils variés.

  • Ouvre à un maximum d’enfants les portes du savoir, du savoir-faire, du savoir-être.

  1. Tout enseignant constate, dans la pratique quotidienne, combien le groupe d’élèves (la classe) est hétérogène : hétérogénéité d’âge, de niveau de développement (moteur, cognitif, affectif), d’origine socio-culturelle 1.

  2. La pédagogie différenciée est une pédagogie proposant des apprentissages qui respectent l’évolution de la pensée enfantine, respectueuse du type d’intelligence de chaque enfant, afin que chacun, par des voies qui lui sont propres, puisse atteindre le maximum de responsabilités 1.

  3. Différencier, c’est avoir le souci de la personne sans renoncer à celui de la collectivité, s’appuyer sur la singularité pour permettre l’accès à des outils communs, en un mot : être en quête d’une méditation toujours plus efficace entre l’élève et le savoir 2.

HISTOIRE DE LA PEDAGOGIE DIFFERENCIEE A TRAVERS LES RECHERCHES DE PSYCHOPEDAGOGUES

  1. 1983, JP ASTON FEE

La pédagogie différenciée se définissait comme une pédagogie qui se différencie selon les enfants, leurs caractéristiques personnelles et sociales.

Cet auteur préconise des structures facilitant cette différenciation, une évaluation de leur performance qui soit formative et non sélective, une pédagogie du projet qui fasse une large place à l’interdisciplinarité, une individualisation de l’enseignement

Selon Philippe MERIEU, l’essentiel pour le maître qui veut différencier sa didactique est d’apprendre à observer. Une règle devrait guider tout éducateur, dit J.M. DE KETELE : parler moins, faire agir plus et observer pendant ce temps. Cette observation doit se développer dans deux directions complémentaires et intervenir à trois moments de la démarche d’apprentissage.

Pour être opérationnel et engager une proposition pédagogique, l’observation de l’élève doit en effet permettre de repérer à la fois ses besoins et ses ressources. C’est alors en s’appuyant sur les secondes que l’on parviendra à combler les premiers. Pour être efficace et stimuler la différenciation, l’observation doit de plus intervenir à trois moments décisifs de la démarche pédagogique. Elle prendra alors successivement les formes de l’évaluation diagnostique, formative et sommative.

On peut distinguer trois grands cadres d’exercices de la différenciation :

  • le maître dans sa propre classe,

  • une classe gérée par l’équipe des professeurs de toutes disciplines

  • et un groupe de classes dans une discipline donnée.

La classe : la classe reste le premier endroit de la différenciation. Ici, la différenciation, c’est d’abord la diversification des outils. Pour chaque notion, plusieurs énoncés. On pourrait ajouter : à chaque démarche, son contrepoint. Il s’agit ici de pratiquer une différenciation successive qui sache utiliser différents outils et différentes situations d’apprentissage, de manière à ce que chaque élève ait le maximum de chance de trouver une méthode lui convenant. Dans cette forme de différenciation, le maître conserve une progression collective, mais alterne les méthodes utilisées.

La différenciation simultanée est la plus complexe à mettre en œuvre parce qu’elle soulève à la fois des problèmes techniques (l’organisation des salles), institutionnels (l’institution et ses responsables) et psychologiques.

S’il est un espace particulièrement propice à la différenciation, si évident et si proche, qu’on en vient à l’oublier, c’est bien celui couvrant l’existence même des différentes disciplines.

Au total, la différenciation apparaît bien comme une chance pour mobiliser l’élève, une occasion précieuse pour lutter simultanément contre l’ennui et l’échec qui sévissent trop souvent à l’école.

B. HALINA PRZESMYCKI (1991)

Selon elle, la pédagogie différenciée est une pédagogie des processus : elle met en œuvre un cadre souple où les apprentissages sont suffisamment explicités et diversifiés pour que les élèves apprennent selon leur propre itinéraire, l’appropriation, les savoirs ou les savoir-faire.

La pédagogie différenciée se définit comme :

  • Une pédagogie individualisée qui reconnaît l’élève comme une personne ayant ses représentations propres de la situation de formation.

  • Une pédagogie variée qui propose un éventail de démarches s’opposant ainsi au fait que tous doivent travailler au même rythme, dans la même durée et par les mêmes itinéraires.

Les trois dispositifs de différenciation s’articulent autour de trois pôles du triangle didactique :

  • Personne

  • Savoir

  • Institution

La différenciation des processus d’apprentissage.

Les élèves sont répartis en plusieurs groupes qui travaillent chacun simultanément sur les mêmes objectifs selon des processus différents mis en œuvre à travers des pratiques diversifiées de travail autonome : le contrat, une grille d’auto-évaluation formative, un projet. La différenciation des processus est déterminée par une analyse préalable la plus fine possible de l’hétérogénéité des élèves.

La différenciation des contenus d’apprentissage.

Les élèves sont répartis en plusieurs groupes qui travaillent chacun simultanément sur des contenus différents définis en terme d’objectifs cognitifs, méthodologiques et comportementaux. Ceux-ci sont choisis dans le noyau commun d’objectif inventorié par l’équipe pédagogique ou par l’enseignant et considérés comme des étapes nécessaires pour que tous accèdent au niveau exigé par l’institution. Les objectifs sont ensuite cernés par un diagnostic initial révélant l’hétérogénéité des réussites et des difficultés.

La différenciation des structures.

Les élèves sont répartis en plusieurs groupes dans des structures différentes de la classe. Ce dispositif est nécessaire, mais insuffisant. Certes, on ne peut différencier les processus et les contenus, sans répartir les élèves en sous-groupes, mais ce dispositif met en place un cadre qui resterait vide et sans effet sur la réussite des élèves si la pédagogie n’était pas différenciée. Cette carence explique parfois l’échec des groupes de niveau matière. Il est vrai cependant que le simple fait de différencier les structures permet aux élèves de connaître d’autres types de regroupement, d’autres lieux, d’autres animateurs, provoquant de nouvelles interactions sociales et ainsi des réactions constructives à l’apprentissage demandé.

C. Jean-Michel ZAKHARTCHOUK (2001) – Les modes de différenciation.

On distingue en fait deux formes très contrastées :

  • la différenciation successive qu’on appellera plutôt pédagogie diversifiée ou variée,

  • la différenciation simultanée plus difficile, plus révolutionnaire, sans doute, car elle implique que tous les élèves ne travaillent pas de la même façon en même temps et aient même des tâches différentes à effectuer. C’est pourtant là que s’inscrit la pédagogie différenciée proprement dite.

Sur quoi va porter la différenciation :

  • sur les outils d’apprentissage : les manipulations, les supports auditifs et visuels, les nouvelles technologies (power point, CD rom, …)

  • sur les démarches d’apprentissage : approche globale ou analytique, des séquences basées sur la déduction, la découverte intuitive, …

  • sur les situations d’apprentissage : situations d’écoute (active ou autre), de recherche, une évaluation formative, une production personnelle, …

  • sur le degré de guidance : encadrer ou non les élèves, intervenir de manière différenciée dans les groupes de travail, moments de travail en autonomie.

  • sur la place du relationnel : un ancrage affectif, un savoir parfois plus distancé, plus détaché du vécu ou de l’environnement de l’élève.

  • sur la gestion du temps : séquences d’apprentissage de durées différentes.

  • sur la manière de mobiliser et d’enrôler les élèves : aider les élèves à se motiver en valorisant l’activité, en les relançant et les stimulant.

  • sur l’organisation de la classe : travailler en classe entière, en groupe de tailles différentes, mais aussi des groupes d’entraide, de recherche, …

  • sur les formes de travail : moments d’exposition du professeur, moments de recherches, moments d’exercices et moments d’évaluation.

  • sur les consignes données : consignes très explicites ou non, consignes travaillées en groupes, consignes orales ou écrites, consignes s’appuyant sur des exemples et contre-exemples.

  • sur les formes d’évaluation : différencier les méthodes et les outils pour évaluer.

  • sur les contenus : différents contenus peuvent être abordés pour un même objectif.

La pédagogie différenciée a avoir avec :

  • l’approche par objectif,

  • l’évaluation formative ou formatrice,

  • la pédagogie du projet,

  • l’interdisciplinarité,

  • l’aide individualisée.

VOICI LE RESUME DE DIFFERENTS LIVRES

Ces lectures nous ont fortement « guidé » dans notre cheminement de la réflexion sur la pédagogie différenciée. Voici quelques idées retenues suite à ces lectures.

1. La pédagogie différenciée de Ronald FRESNE.

L’auteur propose différents supports à varier dans des séquences de différenciation : des fiches, des ordinateurs, des boîtiers, des jeux, des baladeurs. L’auteur suggère également la pratique du monitorat qui favorise la responsabilisation et qui doit absolument se baser sur le volontarisme des deux côtés, tant du moniteur que du monitoré.

Les fiches doivent être rangées dans un classeur géré par le maître, proposées pour la progression d’une compétence, distribuées par groupe de besoin.

Les ordinateurs, il s’agit de logiciel d’entraînement.

Les boîtiers, exemple Lexidata.

Les jeux, exemple le Scrabble.

Les baladeurs, les enfants enregistrent par exemple des règles qu’ils pourront écouter pendant les ateliers.

2. De la théorie à la pratique de Dorothée KLEIN in Le Vif L’Express

Priorité politique : lutter contre l’échec scolaire. Cela est réalisable car l’école a quand même une grande autonomie pédagogique. D’après le décret, c’est un travail en équipe de maître. D’après la réaction des écoles, cela ne plaît pas toujours, moins de 10% des enseignants pratiquent cette pédagogie. Ces chiffres datent de 1990.

En cause, le fait que les doubleurs ne gomment pas leurs erreurs, leurs lacunes, en recommençant une année, puisque l’institutrice utilise les mêmes méthodes. Il faut donc pouvoir adapter d’autres méthodes qui prennent en compte les difficultés différentes des enfants.

3. Faire la classe à l’école élémentaire de Bernard REY

La pédagogie différenciée est la pédagogie qui tient compte des particularités de chaque enfant. Le maître doit aussi différencier son attitude et son mode d’intervention. C’est la mise en place de cycles qui a officialisé la différenciation.

CE QU’EST ET CE QUE N’EST PAS LA PEDAGOGIE DIFFERENCIEE d’après R. NINCLAUS, inspecteur, in L’école fondamentale.

Commençons par ce qu’elle n’est pas :

  • Un enseignement individualisé permanent : une conception qui considère chaque enfant comme différent de l’autre, chaque enfant poursuit son itinéraire sans échange et sans communication. C’est un enseignement cloisonné.

  • Un semblant de modification de l’espace où les tables ne sont plus alignées les unes derrières les autres mais où l’enseignement collectif garde la priorité.

  • Elle ne peut pas être confondue avec la pédagogie de soutien qu ne serait réservée qu’aux élèves en difficulté dans une pédagogie plus active et une pédagogie plus traditionnelle pour les « bons élèves ». C’est installer un clivage pédagogique permanent copié sur le modèle des groupes de niveaux.

  • Celle qui se pratique uniquement après la séquence d’apprentissage, qui fait suite à l’évaluation et qui entraîne une remédiation.

  • Celle qui est prise en charge uniquement par le maître d’adaptation.

  • Celle qui maintient ou contribue à améliorer uniquement les points forts de l’enfant.

Maintenant ce qu’elle est :

  • Un moyen et non une fin en soi.

  • Elle est une diversification des supports et des modes d’apprentissage pour un groupe d’apprenants aux besoins hétérogènes mais aux objectifs communs (M. PERANDEAU dans « Les cycles et la différenciation pédagogique »).

  • C’est celle qui prend pour support le principe d’éducabilité qui considère que l’homme est inachevé, donc toujours perfectible3.

L’homme est toujours en évolution bien logiquement, psychologiquement, humainement (M. PERANDEAU dans « Les cycles et la différenciation pédagogique »)

  • C’est celle qui, par ses pratiques pédagogiques, répond à la complexité du système, engendré par l’hétérogénéité culturelle (origine différente, échec massif, violence, perte de confiance, autodestruction, pensée logique déficiente) (M. PERANDEAU dans « Les cycles et la différenciation pédagogique »

  • C’est celle qui favorise la connaissance du fonctionnement cognitif des élèves et de celui de l’enseignant, des équipes éducatives.

  • C’est celle qui place l’enfant en situation de questionnement, qui en tient compte, les questions personnelles des enfants sont retenues, classées, sont objets de réponses collectives ou individuelles.

  • C’est celle qui alterne les temps d’apprentissage collectif, individuel et en groupe.

  • C’est celle qui envisage l’apprentissage de plusieurs façons : par manipulations, par représentations visuelles, auditives, kinesthésing, par l’abstraction.

  • C’est celle qui se pratique avant, pendant, après la séquence d’apprentissage.

  • C’est celle qui fait partie intégrante du métier d’enseignement.

  • C’est celle qui aide l’enfant à améliorer ses faiblesses en s’appuyant sur ses atouts.

II. LES FONDEMENTS DE LA PEDAGOGIE DIFFERENCIEE

Pour qu’un élève soit en situation de réussite, il doit acquérir trois pouvoirs :

  1. Le pouvoir psychique : avoir confiance en lui, mobiliser son énergie à travers la motivation, préciser son projet.

  1. Le pouvoir économique : maîtriser les apprentissages, faire preuve de compétences intellectuelles, techniques, culturelles pour s’intégrer dans la société.

  1. Le pouvoir social : acquérir une position valorisée dans et par l’école, vis-à-vis de ses pairs, des éducateurs.

Ces conséquences sont interdépendantes.

Beau projet pour l’élève que de se mettre en route pour acquérir ces trois pouvoirs.

Belle mission pour l’école que d’accompagner l’élève dans cette conquête étalée de 2 ans 1/2 à 14 ans en ce qui concerne l’école du fondement.

L’école dispose d’une variété de moyen pour réaliser cette mission.

De cet éventail, retirons la pédagogie différenciée.

Celle-ci nous paraît être une piste à privilégier car la mettre en œuvre à l’école c’est rejoindre l’enfant dans ses dimensions physiques, intellectuelles et sociales.

Développons un peu plus ces trois pouvoirs.

  1. Du point de vue psychique : la pédagogie différenciée conduit l’élève à une meilleure connaissance de lui-même, à être plus conscient de ses forces, de ses faiblesses, de ses manières de faire, de ses comportements face à l’erreur ou à la réussite.

De même, elle encourage l’enseignant(e) à se centrer sur une meilleure connaissance de l’élève, de ses comportements, de ses réactions.

La confrontation des deux points de vue, dans des moments réservés à cette situation que nous appellerons entretien individuel, dialogue, aidera l’élève à augmenter sa conscientisation au niveau de son développement personnel et l’enseignant à parfaire ses observations et l’analyse de celles-ci.

  1. Du point de vue économique : nous cernons l’élève apprenant et l’enseignant qui fait apprendre.

Les situations de différenciations qui seront proposées à l’élève vont lui permettre d’expérimenter, d’analyser, d’évaluer des conduites intellectuelles pratiquées dans des situations d’apprentissage, de sérier des procédures, des processus de développement qui le conduiront à la réussite s’il arrive à les transférer dans d’autres situations.

Ce cadre référent s’enrichira, se réorganisera au fur et à mesure qu’il avancera dans son itinéraire scolaire.

Quant à l’enseignant ou à l’équipe éducative, ce sont les observations des élèves qui apprennent, l’échange en équipe, les constats de réussite ou de difficultés qui aideront les enseignants à mettre en œuvre des pratiques de différenciations dans les propositions de situations d’apprentissage, dans la recherche d’outils, dans la diversité des moyens de communication avec l’enfant, dans l’organisation de la classe, des groupes d’enfants.

Cette maîtrise permettra à l’élève de connaître le bonheur de grandir, de comprendre la vie et son sens, d’être capable de décider, de choisir, tout au long de sa vie.

  1. Du projet de vie sociale : l’élève n’apprend pas seul, il apprend aussi par et avec les autres.

Nous avons connu des systèmes pédagogiques à dominante individualiste.

Chacun pour soi, telle était la devise.

L’élève qui se trouve devant des stratégies d’apprentissage différentes, face à des objets d’apprentissage qu’il aura pu choisir (travail libre), des choix de matériels, de procédures, de consignes différentes, de modalités de réalisation, seule ou avec d’autres, autant de situations qui vont aider l’élève à mieux se connaître par le regard des autres, à voir l’autre quelqu’un qui sait la même chose ou des choses différentes, que je peux aider et qui peut m’aider.

L’autre n’est pas un concurrent pour moi.

Aider l’élève à grandir dans cet esprit d’ouverture vers les autres, c’est lui faciliter sa construction en tant que personne et sujet apprenant.

Ces expériences aideront les élèves à se découvrir mais aussi à se découvrir, lui, dans un groupe.

Quant à l’enseignant, il vivra la différenciation au niveau de son équipe éducative tout comme l’enfant dans son groupe. Tantôt en situation d’apport aux autres, tantôt en situation de réception ou de partage, il augmentera son degré de connaissance personnelle par le regard de ses collègues.

Ceux-ci seront des collaborateurs à une œuvre commune.

L’école, en aidant l’enfant à construire les trois pouvoirs, rejoint les préoccupations politiques et pédagogiques actuelles à savoir :

dépasser l’égalité d’accès à l’instruction et l’égalité des chances pour atteindre l’égalité des résultats.

Le document « socle de compétences » lutte contre l’exclusion scolaire et sociale afin de remettre en valeur « la justice pour chacun et pour tous »

viser la réussite de chaque élève ce qui implique la prise en compte des différences (intérêts, acquis, rythme, repère, profil cognitif, culture, etc.)

Cela signifie aussi que l’école a pour préoccupation essentielle la lutte contre l’échec scolaire.

Pour poursuivre ces préoccupations politiques et pédagogiques, l’école dispose de certains moyens telle que la pédagogie différenciée.

Pour en exploiter toutes les facettes, il convient de la relier aux pédagogies fonctionnelles et participatives.

LES TYPES DE DIFFERENCIATIONS

  1. La différenciation institutionnelle : il s’agit de la prise en compte des différences entre enfants au niveau de l’organisation de l’institution scolaire : enseignement ordinaire et enseignement spécialisé.

  2. La différenciation successive : elle consiste pour l’enseignant à utiliser successivement diverses méthodes, divers supports, différentes situations et démarches d’apprentissage pour que chacun ait un maximum de chance de trouver, au moins régulièrement, une méthode qui lui convient.

  3. La différenciation chronologique : elle consiste à construire une séquence d’apprentissage, une journée scolaire, une semaine à partir de groupements différents d’élèves : alternant entre le grand groupe, les sous-groupes et l’élève seul devant sa tâche.

L’enseignant décidera du pourquoi de tel ou tel groupement.

  1. La différenciation transdisciplinaire : cette forme de différenciation consiste à établir une liste de travaux que les élèves doivent réaliser (une fiche de lecture, un dossier, un travail écrit de synthèse, etc.) et ils choisissent dans quelle discipline ils vont effectuer ces travaux (ou quel langage ils vont utiliser : le texte narré, la BD, le conte ou quel point de vue ils vont prendre, etc.)

  2. La différenciation simultanée : les élèves effectuent dans le même temps des activités différentes (choisies par eux en fonction de leurs intérêts ou désignées par l’enseignant(e) sur base de besoins constatés) ou réalisent de façons diverses des tâches identiques (avec des ressources ou contraintes personnalisées, en utilisant des démarches variées, etc.).

  3. La différenciation par les procédés. : il s’agit pour l’enseignant d’accepter et de valoriser le fait que, dans certaines activités, chacun réponde avec sa propre solution, ses propres procédures, sans forcément établir de hiérarchie entre celles qui sont apparues dans la classe.

  4. La différenciation par les ressources disponibles et les contraintes imposées. : ce type de différenciation vise à adapter la situation qui est comme précédemment la même pour tous les élèves aux capacités et aux besoins d’apprentissage actuel des élèves, en choisissant soigneusement les valeurs données à certaines variables de la situation, en proposant des consignes différentes à certains enfants.

  5. La différenciation par les rôles: dans certaines activités, les élèves jouent des rôles différents. On peut donc répartir les rôles en tenant compte des compétences et des besoins d’apprentissage de chacun.

  6. La différenciation par la tâche. : on propose dans ce cas de mettre en place des ateliers de soutien, de besoin ou de choix, d’entraînement ou d’approfondissement dans lesquels les activités personnalisées et adaptées sont proposées en fonction des besoins évalués de chacun.

POURQUOI DIFFERENCIER ? PRINCIPES DE BURNS

Il n’y a pas deux apprenants qui :

  1. apprennent à la même vitesse,

  2. apprennent au même moment,

  3. utilisent les mêmes techniques d’étude,

  4. résolvent les problèmes de la même manière,

  5. possèdent le même répertoire de comportements,

  6. ont le même profil d’intérêts,

  7. sont motivés par les mêmes buts.

Le décret “Missions de l’école” du 24 juillet 1997 énonce clairement l’option prise par le gouvernement politique à propos de la pédagogie différenciée. Article 15 : “Chaque établissement d’enseignement permet à chaque élève de progresser à son rythme en pratiquant l’évaluation formative et la pédagogie différenciée“.

QU’EST-CE QU’UN DISPOSITIF DE PEDAGOGIE DIFFERENCIEE ?

L’enseignant, ou l’équipe d’enseignants :

  • repère un objectif à atteindre pour l’ensemble du groupe d’élèves,

  • choisit une grille d’analyse des difficultés des élèves,

  • élabore des stratégies pédagogiques en fonction de ces difficultés,

  • organise sur une ou plusieurs classes les activités en regroupant les élèves par type de stratégies.

Qu’en est-il des différences attribuées aux élèves ?

La question des différences entre élèves est diversement appréciée selon les auteurs et les acteurs :

  • bons/moyens/faibles en mathématiques ou en français dans le dispositif dit des groupes de niveau-matière,

  • auditifs/visuels,

  • inductif/déductif,

  • besoin de guidage ou d’indépendance,

  • réflexif/impulsif,

  • impliqué/détaché, etc.

Remarques :

D’un point de vue pratique, le choix de cette grille d’analyse est évidemment le point crucial : elle doit être à la fois pertinente à l’objectif et suffisamment simple pour être gérable.
D’un point de vue théorique, il est difficile d’y voir clair : au débat scientifique s’ajoutent des considérations idéologiques, certaines différences ne sont pas fondées scientifiquement, d’autres sont vivement discutées, d’autres encore relèvent de critères pragmatiques.

 

L’ORIGINE DES CYCLES

Les cycles à l’école primaire, d’après une enquête de l’U.L.B.

Le décret du 14 mai 1995 relatif à la promotion d’une école de la réussite dans l’enseignement fondamental prône la mise en place d’un dispositif basé sur une organisation en cycle, permettant à chaque enfant de parcourir la scolarité d’une manière continue, à son rythme et sans redoublement. L’organisation en cycles est, depuis le 1er septembre 2000, obligatoire pour les deux premiers cycles de l’enseignement fondamental (maternel et 5/8); elle le sera, le 1er septembre 2005, pour les deux derniers cycles de l’enseignement fondamental (8/10 et 10/12).

Si certaines écoles semblent déjà organisées sur ce modèle nouveau, d’autres bien au contraire, fonctionnent sur le modèle qui précisément valorise la figure de l’instituteur, « seul maître à bord dans sa classe ».

Pour ces écoles « traditionnelles » et leurs enseignants, travailler sur un modèle différent, qui va même parfois à l’inverse de ce qui a toujours été prôné, relève d’un défi monumental. Pour les autres, il n’est pas aisé de savoir si l’organisation en cycles telle qu’elle est réalisée dans l’école va vraiment dans le sens de ce que veulent les instructions officielles. Dans les deux cas, il est utile de fournir aux équipes d’école un outil d’accompagnement pour la mise en place de cycles.

Le but assigné aux cycles dans les textes officiels

Dès le début des années 70, il existe en Belgique francophone un texte réglementaire pour une organisation de la scolarité en cycles d’apprentissage. La notion de cycle est alors principalement rattachée au thème suivant :

  • harmonisation maternelle/primaire,

  • respect des rythmes d’apprentissage de chacun ; individualisation des apprentissages,

  • idée que l’apprentissage est une transformation de l’individu et non pas seulement la réception d’informations,

  • volonté de compenser les handicaps socio-culturels,

  • volonté d’assurer le développement global de l’enfant et notamment des aspects socio-affectifs.

Dans la circulaire du 8 juillet 1975, s’ajoutera l’idée d’une co-responsabilité des enseignants qui doivent travailler en équipe. Toutefois, à partir de 1975 et du décret relatif à la promotion d’une école de la réussite dans l’enseignement fondamental, un élément nouveau apparaît, qui est la volonté de supprimer le redoublement à l’intérieur d’un cycle. Le décret du 14 mai 95, demande la mise en place d’un dispositif basé sur une organisation en cycles, permettant à chaque enfant de parcourir la scolarité d’une manière continue, à son rythme et sans redoublement.

A première vue, il ne s’agit pas d’une rupture absolue avec le texte antérieur. En effet, dès les années 70, les textes présentent le cycle 5/8 comme un moyen de réduire l’échec en fin de première primaire. Les textes suivants parlent de réduire les retards scolaires entre 6 et 7 ans, de diminuer l’échec scolaire et les redoublements.

L’efficacité des cycles paraît liée à la mise en place d’une pédagogie différenciée. C’est elle qui permettra d’assurer la continuité d’acquisition de compétences; c’est elle qui permettra le respect des rythmes de chacun; c’est elle qui permettra d’éviter les redoublements et de faire fonctionner l’année complémentaire; c’est encore elle qui commandera la constitution des regroupement d’élèves au sein des classes et entre les classes.

L’année complémentaire

Rappelons que ce point est décisif puisque le cycle se définit par une période d’apprentissage sans redoublement. Tout au plus est-il parfois nécessaire de prolonger la période par une année complémentaire dans certaines situations particulières. Nous avons vu, dans le cadre conceptuel, qu’il pouvait y avoir des confusions entre année complémentaire et redoublement.

III. OU ? QUAND ? COMMENT PRATIQUER LA PEDAGOGIE DIFFERENCIEE ?

  1. Différencier du point de vue de l’enfant, des enfants :

  • A partir de consignes.

  • A partir des besoins.

  • A partir des modes de représentation.

  • A partir des modes de compréhension.

  • A partir des apports des enfants, tant matériels que culturels.

  • A partir des modes d’expression.

  1. Différencier du point de vue de l’enseignant, des enseignants :

  • A partir de la place qu’il peut occuper dans le groupe d’élèves qui lui est confié.

    1. L’enseignant est devant le groupe d’élèves.

    2. L’enseignant est derrière le groupe d’élèves.

    3. L’enseignant se trouve à côté des élèves.

  • A partir de l’intention que l’enseignant se donne ou de la compétence qu’il veut construire.

  • A partir de situations de plus en plus contraignantes.

  • A partir de la conduite d’une activité, d’une démarche.

  • A partir de la structure du groupe d’enfants.

  • A partir d’outils présentés aux élèves.

  • A partir de matériaux proposés pour apprendre.

  • A partir de démarches.

  • A partir de prolongements faisant suite à une activité d’apprentissage.

  • A partir du temps pour apprendre.

  • A partir des besoins des enfants, des situations rencontrées dans la vie de classe, du cycle.

  • A partir des outils d’apprentissage.

  1. Différencier du point de vue du savoir. Des savoirs différents, des savoirs minimums construits ensemble.

  1. Différencier à partir des taxonomies.

  1. Différencier à partir des interventions du maître.

  1. Différencier à partir de pratiques que tous et toutes nous vivons avec les élèves :

  • Dans l’organisation de nos activités.

  • Dans la pratique de la correspondance interscolaire.

  • Dans la pratique des élocutions, des conférences d’enfants.

  • Dans la pratique de l’accueil et spécialement à l’école maternelle.

  • Dans la pratique de la lecture d’un livre.

  • Dans la mise en œuvre d’occasions d’exercer l’esprit critique et de se décentrer.

  • Dans la pratique de l’évaluation.

  • La différenciation est l’outil de communication pour les enfants, les parents (cahier de réussite, bulletin).

  • Dans la pratique de la dictée.

  • La différenciation et l’exploitation de la presse écrite.

  • Par la différenciation au service d’attitudes, de valeurs.

  • Des pratiques qui contiennent, qui sont porteuses des différenciations.

LES TACHES DE L’ENSEIGNANT LORS D’UNE SEQUENCE DE PEDAGOGIE DIFFERENCIEE

    1. Définir des objectifs.

    2. Gérer de manière souple l’emploi du temps.

    3. Mettre en œuvre une évaluation formative.

    4. Utiliser des outils pédagogiques.

    5. Prendre en compte les stratégies d’apprentissage des enfants.

    6. Diversifier des situations de travail proposées aux enfants.

    7. Eviter certains pièges.

Mais ne perdons jamais de vue que la pédagogie différenciée est une pédagogie de la réussite qui touche à la fois au cycle et à l’évaluation formative. Elle varie les démarches pédagogiques, les méthodes, les supports utilisés. Elle permet à chaque enfant de progresser selon son propre rythme de travail car chaque enfant est différent.

COMMENT APPLIQUER LA DIFFERENCIATION ?

Diversifier les situations de travail pour donner une chance à chacun. Il existe des fichiers d’exercices gradués à adapter à la différenciation avec la possibilité de s’auto-corriger. L’enfant doit connaître l’évolution des objectifs qu’il doit atteindre. Avec les différentes étapes, par exemple. L’enfant prend en charge l’apprentissage à condition d’avoir périodiquement un échange avec le maître et ce dans les différentes matières. Pendant que les élèves travaillent en petits groupes ou font des exercices, le maître peut prendre à part les élèves en difficulté et leur réexpliquer la matière. Il faut constituer des groupes de besoin. L’idéal serait que le maître explique en début d’année aux parents ce qu’il va réaliser pendant l’année, c’est-à-dire qu’il va mettre sur pied la pédagogie différenciée, expliquer pourquoi et quels sont ses objectifs.

QUELLES SONT LES CONDITIONS DE REUSSITE POUR L’APPRENANT ET L’ENSEIGNANT ?

L’apprenant doit avoir confiance en lui et développer toutes ses potentialités.

  • Doit reconnaître ses forces et ses faiblesses.

  • Doit maîtriser les apprentissages, coordonner ses savoirs, ses savoir-faire et ses démarches.

  • Doit aussi être capable d’évaluer ses conduites intellectuelles.

  • Doit avoir une position valorisante par rapport à ses pairs, autrement dit par rapport aux autres enfants.

On apprend avec les autres, l’autre n’est pas concurrent, on construit mieux avec l’aide des autres. Ces trois points sont en interdépendance.

L’enseignant :

  • Vivre la différenciation au niveau de l’équipe éducative,

  • Favoriser l’égalité des chances par l’égalité des résultats (cf référence aux socles de compétence),

  • Viser la réussite de chaque élève par la prise en compte des différences : intérêt, vécu, rythme, culture, niveau social, etc. …

DIFFERENCIER COMMENT ?

En variant sa méthodologie et en proposant différentes démarches d’apprentissage.

  • La démarche sensitive : préparer l’activité pour que l’enfant puisse toucher, sentir, goûter, écouter, etc. Permettre à l’enfant d’exprimer ses sentiments, ses émotions, bref, l’enfant doit expérimenter.

  • La démarche de recherche d’informations : préparer l’activité de telle manière que l’enfant prenne connaissance des informations diverses : faits, photos, noms, chiffres, etc. Expliquer, répondre aux questions, faire consulter des livres aux enfants, interviewer un spécialiste, féliciter leur esprit critique, les aider à formuler des questions précises; autrement dit : dire ce qu’ils savent ou ce qu’ils ne savent pas de la matière qui va être abordée.

  • La démarche inductive : il faut faire observer des exemples variés d’un concept, d’une notion, d’une règle, élaborer une première définition, observer de nouveaux exemples et contre-exemples, élaborer une définition plus complète que la précédente.

  • La démarche déductive : il faut faire observer une règle, un principe, une donnée, élaborer des exemples ou des cas particuliers en application.

  • La démarche scientifique : faire formuler des hypothèses face à une situation problème, choisir une hypothèse et inventer une expérience qui permettra de la vérifier, réaliser l’expérience, confronter le résultat à l’hypothèse de départ, confirmer et faire une synthèse ou choisir une nouvelle hypothèse.

  • La démarche technologique ou d’anticipation : il faut faire définir le “produit” à fabriquer (établir les critères de réussite), rechercher des procédures de fabrication, rechercher les étapes, fabriquer, confronter et évaluer, garder des traces.

  • La démarche de résolution de problème : il faut faire représenter la situation problème, repérer les étapes de la recherche, choisir et utiliser des outils de résolution, valider le résultat final.

  • La démarche créative : faire tripatouiller librement, chercher, observer, réaliser, expérimenter, observer les résultats, communiquer, confronter, évaluer, garder des traces.

  • La démarche imaginative : préparer son activité de telle manière que les enfants puissent rêver, imaginer, créer des histoires, échafauder des hypothèses, inventer des solutions, “voir dans leur tête” des situations non observables sur papier.

DIFFERENCIER QUOI ?

  • les consignes,

  • les moyens d’apprentissage,

  • les modes de représentation,

  • les traces,

  • les modes de compréhension,

  • les compétences ciblées,

  • les modes d’apprentissage,

  • les axes et temps d’apprentissage,

  • la présence de l’enseignant,

  • l’organisation,

  • les démarches,

  • les outils,

  • l’évaluation.

IV. COMMENT ADAPTER LES STRATEGIES AUX «PROFILS” DES ELEVES ?

En faisant varier certaines caractéristiques du dispositif pédagogique :

  • type de support (texte, image, schéma,…),

  • de matériel,

  • nombre, nature et ordre des questions posées,

  • travail individuel ou en groupe,

  • expérimentation libre ou guidée, etc.

Après de Peretti, beaucoup d’auteurs ont souligné que la différenciation n’était pas forcément simultanée, mais qu’elle pouvait également être successive : deux stratégies sont proposées successivement à la classe pour deux tâches analogues).

Soulignons pour terminer que la stratégie choisie par l’enseignant peut être conforme, ou contraire à celle que l’élève privilégierait spontanément: cela dépend de l’objectif que l’enseignant se fixe à un moment donné.

PEUT-ON CONNAITRE LES CARACTERISTIQUES DES ELEVES ?

Les ouvrages sur la différenciation proposent des questionnaires ou des entretiens à mener avec les élèves sur leurs méthodes de travail. L’observation de leur comportement, l’analyse des questions qu’ils posent, de leurs erreurs, des demandes d’aides qu’ils formulent, constituent d’autres indices de leurs difficultés. Les contraintes temporelles qui pèsent sur l’enseignement et ce que nous avons dit précédemment des grilles d’analyse montrent les limites de ces investigations, mais l’instauration de ce questionnement entre le professeur et l’élève sur les modalités d’accès au savoir peut être très utile.

V. EN CONCLUSION

Les réflexions et les pratiques rapidement décrites ici ont produit une grande variété de situations pédagogiques à la disposition des enseignants, de la plus complexe (plusieurs groupes d’élèves travaillant en même temps dans des conditions différentes), à la plus simple en apparence (recommencer l’explication d’une notion mal comprise en changeant de méthode).

La pédagogie différenciée part de la nécessité d’une formation générale de base de même niveau pour l’ensemble de la population et pose le principe de l’éducabilité de tous les élèves. Elle répond à ce défi en termes de gestion des différences entre les élèves. En conséquence, elle soulève le problème de la nature des différences à prendre en compte au sein de la population scolaire pour construire des situations d’apprentissage. La question est de savoir jusqu’où cette perspective peut-elle négliger des variables d’ordre didactique, c’est-à-dire spécifiques des contenus enseignés et de leur transmission? Elle ne peut pas non plus s’envisager sans référence aux évaluations.

ASPECTS PRATIQUES

Mots Clés

Pédagogie différenciée, objectif pédagogique, profils d’élèves.

Tout projet d’organisation et d’aménagement des apprentissages pour les élèves en difficulté doit être négocié avec chaque élève concerné et sa famille. C’est le seul moyen efficace permettant de contractualiser l’action éducative, de donner du sens à l’école et de garantir les progrès des élèves.

Une démarche en 6 étapes à construire en équipe, d’après un document de l’académie de Martinique

  1. Comparer les résultats d’un élève aux compétences de base.

  2. Réaliser un entretien avec l’élève en difficulté afin de mieux cerner ses difficultés, dégager les causes de ses échecs et d’appréhender sa vision de l’école et des apprentissages.

  3. Analyser, en équipe, les moyens humains et matériels à disposition dans l’école et sur lesquels l’équipe pourra s’appuyer pour la mise en œuvre d’une équipe pédagogique différenciée. Cette organisation est de la responsabilité de toute l’équipe pédagogique. C’est un volet incontournable du projet d’école.

  4. Préparer le projet de cycle incluant l’organisation des remédiations pour les élèves en difficulté. Selon l’appréciation de chaque équipe, il sera alors défini des groupes de besoins, des échanges de service, des ateliers de soutien, des études dirigées, des aménagements d’emploi du temps des élèves, des outils de suivi (cahier de réussite, dossier de travail personnel, …).

  5. Définir les situations d’apprentissage différencié et personnalisé adéquates aux besoins de chaque élève, ainsi que les modalités de leur évaluation.

  6. Etablir avec chaque élève concerné, le calendrier de régulation et d’évaluation du dispositif prévu. Le chemin à parcourir, l’organisation temporelle doivent être clairement identifiés par les élèves. Ce sont là des facteurs décisifs pour leur motivation, leur persévérance et leur appétence4 au travail, bref la réussite du projet d’aide.

    • Etapes pour conduire à une différenciation pédagogique raisonnée

  1. Lire attentivement les documents officiels : programme et documents d’accompagnement pour dégager les finalités de l’enseignement, les objectifs généraux à atteindre à l’issue du premier cycle. L’enseignement d’une autre discipline dans un niveau n’est pas une fin en soi, mais contribue, en collaboration avec les autres disciplines, à la formation générale de l’élève, et plus largement du futur citoyen.

  2. Regarder d’un œil critique les manuels en comparant les textes officiels des programmes et documents d’accompagnement : ce qu’ils proposent est-il conforme à la lettre, à l’esprit du programme ? Les questionnements accompagnent les documents, les dossiers, sont-ils pertinents ? Ne doivent-ils pas être revus, modifiés, enrichis, en fonction de ses propres élèves, de la démarche choisie, de différents types d’élèves ?

  3. Construire, si possible en équipe, les objectifs de l’enseignement de la discipline en envisageant pour chaque niveau, si on est en phase d’apprentissage.

  4. Construire, à partir du programme, une programmation pour le niveau de classe considéré pour y répartir les thèmes à aborder.

  5. Pour chaque thème, en fonction du temps disponible, dégager les notions essentielles que chacun devrait obligatoirement maîtriser, les notions complémentaires, les notions d’approfondissement éventuel.

  6. Construire chaque séquence de tronc commun autour des notions clés et de quelques notions complémentaires. On choisira les documents supports du cours ou d’exercices en fonction de ces notions clés et des objectifs méthodologiques à faire acquérir ou réutiliser.

  7. Prévoir l’évaluation de façon à pouvoir vérifier le degré de maîtrise individuelle des objectifs cognitifs ou méthodologiques qui étaient fixés avant.

    • Introduire une différenciation réfléchie dans le cours

Le principe :

Nombreux sont les enseignants qui pratiquent des formes de différenciation pédagogique, sans les formaliser suffisamment. Il s’agit donc d’utiliser ce qui se fait déjà, de le prolonger, de l’approfondir, de le systématiser de façon réfléchie et de l’amplifier. Les cours sont bâtis en fonction d’une pédagogie inductive à partir de documents qui sont présentés, décrits et analysés soit oralement, soit ponctuellement par écrit, avant de donner lieu aux explications complémentaires indispensables de l’enseignant. Le professeur, à mesure qu’il connaît ses élèves (leurs acquis, leurs lacunes, leurs difficultés), grâce aux observations, aux évaluations, peut distribuer le travail oral ou écrit, en fonction de leurs capacités : cette différenciation, à l’oral comme à l’écrit, peut reposer d’une part sur la nature et la difficulté relative des documents proposés (aux uns des documents d’abord plus faciles, aux autres des documents plus riches ou plus complexes), d’autre part sur le niveau des questions posées (élémentaires, directives et précises ; ou plus générales, pour donner à l’élève une plus grande autonomie).

Quelques questions se posent à nous

  • Dans les exercices de mise en activité, est-il indispensable que tous les élèves fassent le même exercice au même moment et dans le même temps ?

  • Ne peut-on envisager que sur un même type d’apprentissage, les exercices renvoyant au même objectif méthodologique soient différents ? Par exemple, extraire des informations d’un texte : des textes de difficultés, de longueurs différentes peuvent être proposés aux différents sous-groupes d’élèves. En les choisissant, en sorte qu’ils soient en partie complémentaires, on pourra enrichir la mise en commun et croiser les interventions, les explications, les mises en relation. Ainsi, l’objectif peut être identique, mais il peut s’appuyer sur des documents et des questionnements différenciés. On peut aussi, dans les exercices en classe, comme en travail personnel autonome, donner des exercices différents sur un même projet, une même notion : différents par la nature (texte, croquis, image, …), différents par le questionnement (très conduit et précis pour les uns, plus ouvert pour les autres). En choisissant de faire préparer la lecture, l’analyse de document de la leçon à venir, non seulement on favorisera le travail personnel de l’élève en fonction d’objectifs spécifiques, mais on intégrera la mise en commun, la correction, dans le déroulement de la leçon.

  • La correction traditionnelle est-elle efficace ?

  • Ne peut-on utilement la remplacer par une séance d’exercices différenciés ? En fonction des résultats, les élèves durant une heure auront des exercices différenciés. Les uns reverront à l’aide de nouveaux documents accompagnés d’un questionnement, les notions élémentaires ou les savoir-faire mal maîtrisés. D’autres auront quelques exercices reprenant certains points en leur proposant des notions complémentaires. Les meilleurs aborderont des points nouveaux d’approfondissement qui, de toute façon, n’auraient pas pu être vu en classe entière. Il s’agit donc d’élaborer ce travail. L’expérience a montré qu’il faut s’appuyer, pour ces séquences, sur les documents du manuel, pour éviter d’avoir à multiplier les photocopies coûteuses et de moindre qualité pour les documents iconographiques. Le polycopié doit comprendre les références au document à travailler, un questionnement différencié et des consignes individualisées. Les élèves n’ont à faire que les exercices qui correspondent à leur besoin. Il ne s’agit donc pas d’un simple travail pratique ou d’un travail dirigé, puisque les élèves n’ont pas les mêmes tâches à réaliser. On a intérêt à garder 5 ou 6 minutes en fin de séquence pour faire une rapide synthèse.

Réponses aux questions

  1. Pour moi, il n’est pas indispensable que tous les enfants fassent le même exercice en même temps, mais qu’ils essaient tous au moins de le faire oui. Pour les élèves qui éprouvent plus de difficultés, on peut prévoir de leur donner des pistes supplémentaires et éventuellement les aider à faire cet exercice.

  1. Voici l’avis d’un instituteur que j’ai interrogé sur ce sujet : ce que je préfère dans le domaine de la différenciation en lecture c’est de donner (mes élèves sont en permanence en groupes de 4 et j’ai 28 enfants) 4 textes différents du même type : par exemple 4 contes. Ainsi les enfants discutent à propos de ce qu’est un conte, sa forme et pas du contenu. Cela permet ensuite, si je le désire, qu’une discussion se réalise sur le fond avec ceux des différents groupes qui ont reçu le même texte. Je n’ai donc besoin que de 4 textes pour toute la classe. Je donne aussi ces textes en fonction des possibilités des enfants. Ce schéma est réalisable avec tous les types de texte.

  1. Pour moi, elle n’aide pas les élèves éprouvant de plus grandes difficultés, ou alors, il faut que les élèves qui donnent les réponses, justifient correctement celles-ci. En stage, j’ai privilégié les corrections individuelles (exclusivement pour les applications) soit en passant moi-même dans les bancs pour corriger, soit que les élèves venaient près de moi au bureau et je leur expliquais leurs erreurs ou leur réexpliquais la matière. Pour ceux qui avaient terminé et chez qui la matière semblait correctement assimilée, je leur proposais des exercices de dépassement c’est-à-dire un genre de petit défi (exemple : si on avait appris à multiplier avec 2 termes au multiplicateur, je leur proposais une multiplication avec 3 termes au multiplicateur).

Autres formes de différenciation possibles, d’après l’inspection pédagogique de l’académie de Toulouse

Nous avons, suite à ces observations et questionnements développés plus haut, retenus 3 différenciations possibles. Nous allons donc les développer.

  • En classe hétérogène complète.

  • Dans le cadre de modules d’aide à groupe réduit.

  • En fonction des besoins spécifiques.

a. En classe hétérogène complète

On peut envisager une différenciation dans le cadre des apprentissages, en tenant compte des évaluations sommatives ou formatives (écrites, orales), des observations réalisées dans le cadre des cours pour aborder certains points de programme sous forme de travaux dirigés, différenciés selon les principes évoqués : les élèves auront des exercices, des supports, une aide différente en sous-groupes. Après une phase de recherche et d’activité, qui fait partie de l’enseignement et peut donc donner lieu à la mise au propre ultérieure et à évaluation, une synthèse est organisée en faisant participer à sa construction et à la trace écrite les différents groupes.

b. Dans le cadre de module d’aide à groupe réduit

On retiendra bien le principe essentiel qui consiste à ne pas organiser les travaux dirigés communs à tous les élèves et donc aux deux groupes et aux sous-groupes, et à l’idée qu’il ne s’agit que de remédiation s’adressant aux élèves en difficulté ou en échec. Il s’agit de bien s’adapter aux besoins repérés de chaque élève. Principes et mise en œuvre sont identiques au travail en classe entière, mais dans ce cas, l’aide différenciée de l’enseignant est plus aisée, dans la mesure où il a moins d’élèves. Cependant, cette formule a l’inconvénient de diminuer l’horaire élève puisque chaque groupe passe alternativement avec l’enseignant. Elle pose aussi le problème de la liaison entre le tronc commun et les séances modulaires, donc entre la programmation dans les différents thèmes de programme.

c. En fonction des besoins spécifiques

Elèves au parcours particulier, aux besoins plus marqués en raison de grosses lacunes dans les apprentissages (lecture, écriture, compréhension, raisonnement) et d’objectifs liés à un projet personnel (orientation).

Comment peut-on aider ?

  • Aider en variant et diversifiant les démarches.

  • Aider en ouvrant à tous les domaines.

  • Aider en travaillant à élucider les représentations enfantines et réfléchissant aux objectifs cognitifs en jeu.

    • Gérer et préparer une classe à l’école primaire

  • Quelques points sensibles :

    1. La consigne est le but réel de la séance.

    2. Les étapes de la séance.

    3. Les formes de travail.

    4. La gestion de l’hétérogénéité.

    5. Le choix des supports et des exercices.

    6. Le recours au tableau.

    7. Lire, dire, écrire.

  • Les principes clés d’une classe différenciée :

    1. L’enseignant est clair à propos des éléments essentiels de chaque matière.

    2. L’enseignant comprend les différences entre les élèves, il les apprécie et bâtit à partir de celles-ci.

    3. L’enseignant ajuste le contenu, le processus et la production en fonction du niveau de rendement de l’élève, de ses intérêts et de son profil d’apprentissage.

    4. L’évaluation et l’enseignement sont inséparables.

    5. Tous les élèves travaillent en respectant les autres.

    6. Les élèves et l’enseignant collaborent à l’apprentissage.

    7. Une classe différenciée vise le progrès optimal de chacun et la réussite individuelle.

    8. La flexibilité caractérise la classe différenciée.

Suite aux observations et constatations établies durant nos différents stages, nous retiendrons 20 points qui nous permettront de différencier dans nos classes futures. Extrait de : « Apprivoiser les différences » Editions de la Chenelière

  1. La différenciation pédagogique suppose des groupes de niveaux homogènes.

  2. La différenciation pédagogique nécessite une équipe de professeurs déterminés.

  3. La différenciation pédagogique commence par la précision des objectifs poursuivis.

  4. La différenciation pédagogique correspond à des activités s’appuyant sur des profils d’apprentissage variés.

  5. C’est par l’interdisciplinarité que l’on fait avancer la différenciation.

  6. Différencier la pédagogie, c’est penser à différentes façons possibles de présenter un même contenu.

  7. La différenciation pédagogique, c’est amener les élèves à repérer les différences de méthode de leur enseignant.

  8. Pour différencier les apprentissages, il faut identifier les différences de connaissance, de signe cognitif, de milieu socio-culturel, … chez les élèves.

  9. La différenciation requiert un emploi du temps souple.

  10. Différencier les apprentissages, c’est prévoir simultanément plusieurs progressions possibles pour une notion.

  11. En différenciation, c’est le suivi individuel des élèves qui est important.

  12. Pour pouvoir différencier les apprentissages, il faut avoir une vue claire du noyau des connaissances à faire acquérir.

  13. La différenciation pédagogique se soucie davantage des capacités à développer que des contenus à acquérir.

  14. Différencier les apprentissages, c’est prendre conscience qu’il existe d’autres méthodes pour apprendre que celles qui nous sont familières.

  15. Différencier les apprentissages, c’est viser des objectif différents, selon les possibilités des élèves, avec un minimum commun.

  16. La différenciation pédagogique s’appuie sur des méthodes de travail et sur des techniques que l’on fait varier très souvent.

  17. Différencier les apprentissages, c’est faire varier les groupements des élèves, selon le type d’apprentissage visé.

  18. La différenciation pédagogique permet à tous les élèves d’atteindre des objectifs de valeur égale, par des voies différentes.

  19. Différencier les apprentissages, c’est rechercher pour chaque élève la méthode d’apprentissage qui lui convient le mieux.

  20. La différenciation pédagogique consiste à faire essayer successivement un grand nombre de méthodes par les élèves.

J’analyse les attitudes à propos des différences qui existent chez mes élèves

  1. Je suis capable d’accepter l’hétérogénéité, oui ou non.

  2. Je suis capable de faire place à la différence, oui ou non.

  3. Je suis capable de faire droit à la différence, oui ou non.

  4. Je suis capable de voir les différences, oui ou non.

  5. Je suis capable de nommer les différences que je vois, oui ou non.

  6. J’ai le goût d’en tenir compte dans les interventions que je poserai, oui ou non.

  7. Je désire me mettre en projet pour apprendre à gérer les différences au quotidien, oui ou non.

    • Utilisation dans le cadre de la mise en œuvre d’une pédagogie différenciée grâce au support informatique.

Possibilités :

  • Je veux savoir si mes élèves ont des difficultés dans la saisie d’informations. Je donne alors comme consigne à chacun de commencer par s’enregistrer dans la catégorie A; à la suite des 3 exercices, je serai à même d’évaluer le nombre d’élèves qui seront restés dans cette catégorie et combien seront passés en catégorie B au cours de la séquence.

  • J’ai repéré des élèves en difficulté dans la saisie d’informations, je leur demande de s’enregistrer dans la catégorie A, les autres sont en catégorie B.

  • Je réalise une évaluation, je place tous les élèves en catégorie B.

Quelques paramètres de différenciation :

  1. Organiser des séquences et des séances d’apprentissage qui visent de façon privilégiée la maîtrise d’acquisitions complexes permettant aux élèves d’identifier le sens des apprentissages et d’être en projet d’apprendre.

  2. Prévoir, pour une même acquisition complexe, différents niveaux de difficulté, adaptés aux acquis des élèves et à prendre en compte lors de l’évaluation de fin de parcours.

  3. Veiller à ce que le dispositif pédagogique privilégie des séances de concentration à la tâche complexe permettant à l’élève de se représenter ce qu’il est en train d’apprendre, ses acquis et ses faiblesses.

  4. Développer des pratiques d’évaluation formative. Les temps d’évaluation devraient être principalement orientés vers l’élaboration progressive des grilles de critères de réussite qui permettent aux apprenants de mieux se représenter ce qu’ils sont en train d’apprendre, ce qu’ils savent et ce qu’ils doivent améliorer.

  5. Proposer des temps, des séances, favorisant la prise de conscience, des réussites et des différents moyens ou procédures à mettre en œuvre pour réussir.

  6. En venir aux différents essais de réalisation de la tâche complexe, proposer aux élèves des exercices d’entraînement spécifique ou de remédiation d’objectifs ponctuels correspondant à leur besoin.

  7. Travailler en équipe à la répartition et à la programmation des apprentissages en délimitant des champs de performance pour chacun des niveaux de classe.

    • Compte-rendu d’une conférence : « Comment s’organiser pour garder le cap ? »

Ceci a été réalisé par l’école Notre Dame du Rosaire à Liège pour des classes de niveau de 2ème primaire.

Historique

Le défi que représente le fait de travailler dans une école en D+ nous a poussés à affiner l’analyse des difficultés que rencontraient les enfants dans leurs apprentissages, leur comportement et leur développement personnel (marginalisation, violence, …).

Cette réflexion et la mise en lien de ces différents domaines nous invitaient à apporter à chacun aussi bien une remédiation qu’un dépassement et à poursuivre nos premières tentatives de différenciation. Travailler en groupe « classe traditionnelle » ne nous permettait pas de répondre de manière efficace aux besoins hétérogènes des enfants. Mettre sur pied nos démarches pédagogiques dans la structure existante ne nous satisfaisait plus et devenait ingérable.

On voulait changer. Nos lectures, nos expériences, nos ressentis, nos formations, des conférences ont été de précieuses sources d’inspiration et nous ont permis de préciser notre projet.

Dès septembre 2001, nous avons modifié notre manière de fonctionner afin de :

  • faire place à l’hétérogénéité de nos classes,

  • réduire l’importance du groupe en fonction des besoins et des objectifs poursuivis,

  • permettre la continuité, le dépassement et la remédiation,

  • travailler les compétences, les savoir-faire et les savoir-être,

  • favoriser une ouverture d’esprit et de cœur dans le but d’une meilleure intégration sociale.

Développement

Nous avons réorganisé le temps scolaire et la répartition des enfants en fonction des besoins constatés. Nous travaillons, donc, selon différents axes :

 

Les activités dans l’axe ludique

 

Les activités dans l’axe du développement personnel

 

Les activités dans l’axe qui favorise l’implication dans le milieu

 

Les activités dans l’axe d’un éveil spécifique :

  • éveil religieux, artistique et musical

  • développement corporel

  • BCD

  • Éducation aux médias

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

         
         
         
         
         
       

Pour s’embarquer dans la journée en douceur

La transition « école – maison » n’était pas toujours aisée. Pour adoucir celle-ci, nous avons organisé, dès le début de la journée, nos ateliers soleil. On y propose un grand nombre d’activités variées :

  • J’apprends des mots, de belles histoires.

  • J’apprends à mémoriser, à écouter, à observer à percevoir.

  • J’apprends à construire, à recouvrir, les 3 dimensions.

  • J’apprends à me dire, à m’exprimer, à écrire.

  • J’apprends les nombres.

  • J’apprends à jouer, à coopérer.

  • J’apprends à percer des codes secrets, la logique.

  • J’apprends à lire.

  • J’apprends à m’instruire.

  • J’apprends à utiliser l’ordinateur.

Dans ces ateliers, nous travaillons plus particulièrement les compétences transversales à travers des activités à caractère plus ludique. Les enfants choisissent leurs ateliers dans une liste proposée, ce qui favorise leur implication. Cette mise au travail plus douce éveille leurs capacités intellectuelles.

Pour prendre son rythme de croisière

Pour faire face à l’hétérogénéité de nos classes, pour permettre la continuité dans les compétences spécifiques à acquérir, et ce à partir du niveau où se situe l’enfant, pour que chacun progresse à son rythme, nous avons mis sur pied des groupes de besoin en français et en mathématique (Astrapi et Calculos). Les enfants sont répartis par les enseignants dans les différents groupes.

Chacun y trouve son compte : tandis que certains font le pas vers l’abstraction, d’autres peuvent prendre le temps de manipuler et de concrétiser les opérations.

Quand certains apprennent à lire et à repérer des indices, d’autres s’approprient les champs grammaticaux au service d’une production écrite personnelle. Tout le monde navigue dans une même direction profitant des vents favorables pour se dépasser et progresser sans sentiment d’échec, sans compétition malsaine, sans marginalisation, … Les groupes ne sont pas figés : ils peuvent évoluer au cours de l’année scolaire en fonction des progrès observés par l’équipe éducative.

Pour garder son rythme de croisière

Dans l’horaire de la semaine, plusieurs plages en sous-groupe classe permettent à chaque élève de s’exercer, de s’améliorer et de réinvestir au travers d’un programme individualisé. Ces moments sont appelés VISA.

V comme Vaincre

I comme Imaginer

S comme Savoir

A comme Apprendre

Chaque semaine, l’élève reçoit une fiche sur laquelle le titulaire a établi un programme adapté à ses difficultés et aux besoins du moment. Ce système de fiches individuelles permet de remettre rapidement les élèves au travail quand ils quittent les ateliers et qu’ils réintègrent la classe.

Pour exploiter la richesse de l’équipage

Chaque vendredi, les élèves des 3 classes sont répartis en 4 groupes « pinces à linge ». Ces groupes hétérogènes sont formés par les enseignants en fonction des personnalités et des aptitudes des enfants. Les élèves passent, selon un ordre préétabli, d’un atelier à un autre dans le courant de la matinée. L’objectif est de travailler, en français et en mathématique, des compétences spécifiques qui exigent des manipulations nombreuses et/ou des groupes moins nombreux.

En mathématique, nous travaillons :

  • le savoir structurer l’espace

  • le savoir mesurer

En français, nous travaillons plus particulièrement :

  • le savoir écouter

  • le savoir parler

  • le savoir écrire

Le contenu des activités prévues est en relation avec le thème, le projet ou les leçons d’éveil du moment. Un enseignant de l’équipe prend en charge une seule compétence d’intégration. Cela lui permet d’assurer une préparation fouillée des notions, de centraliser le matériel didactique correspondant pour favoriser les manipulations, d’assurer une progression, une continuité, …

La mise en œuvre de ces groupes « pinces à linge » favorise l’exploitation des dons et des talents de chacun.

Qu’en est-il de l’évaluation ?

Travailler autrement a évidemment des répercussions sur l’évaluation. Si chacun travaille à son rythme, il est impossible de présenter le même contrôle à tous les élèves au même moment. Nous avons donc établi un plan annuel.

Avec l’aide du programme intégré et des socles de compétences, nous avons établi une liste de contrôles qui font intervenir toutes les compétences spécifiques travaillées au cours de l’année scolaire. Tous les élèves feront, à des moments différents, les mêmes contrôles.

Cette évaluation certificative est globalisée en juin et est complétée par l’épreuve interdiocésaine. Régulièrement, c’est-à-dire 5 fois sur l’année scolaire, à des dates fixées par l’école, les parents reçoivent un bulletin qui situera l’élève dans sa progression. C’est un bilan formatif.

Ces évaluations se font par code, l’enfant est en retard, cela est symbolisé par un triangle, l’enfant est en progression est symbolisé par un rectangle et l’enfant est en avance, est symbolisé par un carré.

En français, il utilise le livre Euréka. Les groupes sont fixés au départ en fonction des enfants et de leur compétence en première primaire. Il y a un pré-test qui est réalisé, ce qui permet de former 4 groupes. Attention, dans ces groupes, le nombre d’élèves est assez différent. Parfois pendant l’année, il peut y avoir des changements dans les groupes, c’est-à-dire que certains montent et certains descendent pendant l’année scolaire. Les 3 classes sont réparties en 4 groupes de besoin.

Les points positifs sont :

  • une appropriation des connaissances de base,

  • un renforcement positif, une émulation,

  • le respect du rythme de chacun,

  • il n’y a pas de sentiment d’échec,

  • dans l’horaire, différentes plages de travail sont prévues,

  • chaque enfant a des objectifs différents à atteindre.

Attention, il faut noter que les contrôles sont identiques pour tous.

Il n’y a pas de redoublement, ni d’année complémentaire. Si jamais on rencontre un problème, les enfants recommencent là où ils se sont arrêtés.

Conclusion

Cette restructuration du temps scolaire permet donc de respecter le rythme de chacun, de favoriser les relations sociales, l’autonomie et l’autodiscipline. De plus, elle permet à l’enseignant de trouver l’équilibre entre les acquis de chaque apprenant et la nécessité de le faire progresser. Elle favorise des attitudes plus positives vis-à-vis de chaque élève. En bref, elle donne à chacun une position valorisée dans l’espace scolaire.

Notre nouveau dispositif pédagogique est un pas vers la réalisation des objectifs généraux formulés dans le décret relatif à la promotion d’une école de la réussite et permet de rencontrer les missions prioritaires définies dans le décret du 24 juillet 1997.

Ce dispositif ne demande ni investissement financier particulier, ni encadrement supplémentaire. Il est transférable et adaptable pour tous. Il soulage, planifie et harmonise. Il nous pousse chaque jour à aller de l’avant.

  • Compte-rendu de ma visite à l’école d’Uccle, Myriam Scoyer, cycle 5 – 8, cycle de l’eau. 1ère année primaire, les amis de Némo. Ecole Fondamentale Saint Joseph, chaussée de Waterloo 1190 – 1180 Uccle – Bruxelles.

Je suis allée observer cette classe pendant une journée afin de voir comment l’institutrice pratiquait la pédagogie différenciée. Il faut savoir que cette institutrice a longtemps travaillé en D+ et que c’est la première année où elle donne cours à des élèves de 1ère primaire.

Les élèves sont libres de travailler selon certaines consignes et un horaire très défini. Ils vont chercher ce qu’ils veulent dans le coin math, dans le coin français, en fonction de la branche qui leur est imposée.

Chaque matin, les élèves se mettent autour d’une table et discutent avec l’institutrice. 2 ou 3 élèves ont apporté un objet qu’ils cachent et ils doivent faire deviner aux autres quel est cet objet. Pour cela, les autres doivent leur poser différentes questions.

Le mardi est jour de la bibliothèque. En rentrant en classe, les élèves doivent vider totalement leur cartable et tout ranger dans la classe. Une institutrice pré-pensionnée vient et les prend par 2 pour des activités de lecture. Les élèves travaillent seuls sur leur feuille, ils ont un planning avec ce qu’ils doivent faire et dans quel ordre ils doivent le faire. 8 d’entre eux travaillent avec leur institutrice, ils découvrent la lettre J. Les élèves sont placés par table de 8.

Pour que les enfants puissent travailler seuls, ils disposent d’un code :

       
         
 

lapin

 

. .

 

lapin

 

lapin

       

L’institutrice construit avec eux ce qu’ils veulent, par exemple, un enfant a demandé un sapin, ils ont cherché tous ensemble ce qu’il fallait faire et où le mettre pour pouvoir l’avoir. Ceci est construit en commun sur un grand panneau et on met une croix chaque fois qu’une des tâches à accomplir est réalisée.

Les enfants sont conscients de leur cycle et chaque cycle a un projet ou un thème (ici le thème actuel est le cycle de l’eau). Dès qu’il y a un problème, une réunion entre les professeurs du cycle, les différents intervenants personnels à l’enfant (par exemple le PMS, la logopède, …), ainsi que la direction et les parents est prévue.

Le planning de la journée est mis en grand sur un panneau.

Pour la lecture, ils utilisent les logico qui est un logiciel.

Attention, quand l’institutrice prend les enfants en groupe de 8, elle fait des choses différentes avec eux. Ils utilisent aussi bien l’écriture cursive que l’écriture en imprimé.

Voici le travail réalisé par chaque groupe :

Groupe 1 : Julien, Julie, Juliette

Bonjour les amis

Je calcule J’écris

Bonjour

J’ai dessiné un château-fort

Des jumelles

J’aime bien Némo

Groupe 2 : Joyeux anniversaire Valentine

Je m’appelle Anne

Jaune

Je m’amuse dans mon jardin

J j

Je suis un poisson-clown

J’ai six ans

Groupe 3 : pendu : Je m’arrête

Je t’arrête

Jeudi et vendredi

Je t’aime

Les enfants apprennent à tracer des lettres en l’air. Les enfants construisent beaucoup seuls. Ils ont une farde de références, mais ils ne peuvent pas lire cette farde, ils ont simplement différents textes qu’on met dedans en fonction de leur projet. Ils ont une farde de dictionnaire dans laquelle on va lire. Ils ont un cahier d’écriture qui suit l’ordre de l’alphabet, un cahier de textes où ils écrivent eux-mêmes des phrases.

Pour les programmes qui sont sur les ordinateurs, ils y vont aidés par des mamans, pour découvrir le traitement de texte avec Word et avec l’aide des mamans, ils dactylographient leur phrase à l’ordinateur.

Dans leur cahier, en haut de la page, il y a la phrase des élèves et en bas, il y a le texte avec ce qu’ils ont raconté et que la maman a retranscrit elle-même.

Le projet éducatif de l’école est : chaque enfant est unique. Tous les après-midi, ils travaillent en cycle.

En français, ils utilisent des fiches de lecture aux Editions Nathan qui s’appellent : « Je lis seul, tu lis seul » et ils utilisent aussi les fiches de la pédagogie Freinet en mathématique et en calcul.

Pour la seule leçon que j’ai pu observer de la journée, à savoir la découverte du « j », je trouve que cette institutrice pratique la différenciation successive, la différenciation chronologique, la différenciation simultanée et la différenciation par la tâche.

D’autre part, elle tient compte du vécu des enfants. En effet, chaque lundi, les enfants racontent à tour de rôle ce qu’ils ont fait durant le week-end. Les autres les écoutent, mais peuvent aussi réagir ou poser des questions.

Voici le compte-rendu d’une journée d’observation en 1ère primaire dans une école d’Uccle où l’institutrice pratique la pédagogie différenciée

Le jeu est un des outils qu’elle utilise pour différencier :

Exemple 1

Des enfants, avec une maman, ont construit des jeux de loto (lecture de mots concernant des objets scolaires, avec introduction de marques du pluriel et de qualificatifs/qualifications qui permettent de différencier des crayons noirs, un crayon noir, des crayons de couleur, d’un crayon rouge …)

Tandis que les enfants sont en activités individuelles sur différents fichiers et matériaux, des enfants ont accès à ces jeux … et aussi à des jeux de construction d’escaliers, des jeux de dés et de lotos de nombres …

Est-ce vraiment différencier ?  Cela permet en tous cas à trois ou quatre enfants de s’investir, à leur manière, dans des jeux que nous avons construits et découverts à d’autres moments … Cela me permet (me donne de l’espace pour) aussi de me centrer sur tel ou tel enfant sur telle ou telle activité.

 

Exemple 2

Nous disposons en classe de quatre ordinateurs et d’une série de logiciels.

Pas plus tard que ce matin, une maman a accompagné des enfants (essentiellement des garçons) dans des activités de lecture (construction de mots par syllabes, de phrases par mots ou association de mots et de dessins, … sur des logiciels du commerce). Elle a ainsi permis à plusieurs enfants d’exercer et de développer des compétences de lecteurs …

C’est sans doute différencier, mais ici la présence d’un autre adulte, accompagnateur, m’est, nous est indispensable.

Voici ce qu’elle tente de faire :

1. De permettre à tous les enfants de comprendre les mécanismes de la combinatoire (de lettres en syllabes, en mots, en phrases). Elle a mis sur pied un atelier de lecture assistée pour ceux qui ont besoin et/ou désirent de l’aide.

2. De permettre à tous les enfants de composer leurs propres récits, de s’écrire puis de composer. Là, elle a appelé à l’aide une institutrice retraitée qui travaille avec des enfants en petits groupes (6). Les enfants vont dans un local attenant à la classe où ils écrivent des phrases avec l’aide de l’institutrice. Une fois que ces phrases sont construites correctement, ils les recopient dans leur cahier avec un tampon encreur qui leur permet d’écrire les phrases lettres par lettres. Ensuite, ils le dactylographient (avec l’ordinateur) et l’affichent en classe. Une fois que c’est fait, ils doivent lire leur phrase à toute la classe.

3. D’aider tous les enfants à comprendre le sens du lire, de l’écrire, dans des situations normales (courrier, … et autres)

 

 

« Je parle de différenciation, j‘essaie de vivre la différenciation en proposant aux enfants de construire efficacement, eux-mêmes, leurs chemins de lecture efficace, je leur propose donc des outils.

En accompagnant et en faisant accompagner (par un maître polyvalent et par une bénévole, … aïe j’entends crier… mais de cela nous reparlerons plus tard)  ceux qui ont besoin (besoin ? … qui le dit ?, qui l’exprime ? … parfois eux, en demande, parfois moi… parce que je crois cela nécessaire…) d’assistance, de déclenchement, de déclencheurs. »

  • Compte-rendu de ce que j’ai pu réaliser lors de mon premier stage

Ce stage s’est déroulé dans une classe de première primaire dans une école d’un milieu plus ou moins défavorisé. Dans cette classe, j’avais des élèves qui n’ont pas fait leurs maternelles et une élève qui était redescendue de 2ème primaire en première car elle venait d’une autre école où elle avait eu apparemment des résultats satisfaisants mais qui ne correspondaient pas au niveau de cette école. En effet, elle avait de grandes difficultés en lecture.

Lors de ce stage j’ai eu comme projet le pain et j’ai donc réalisé une leçon de différenciation sur le pain et plus particulièrement de petites histoires parlant du pain.

Pour cette leçon, nous avons fait des groupes en fonction du niveau des élèves. Certains élèves devaient replacer les bandelettes avec l’histoire sous le bon dessin; d’autres encore devaient compléter des phrases lacunaires. Pour les élèves ayant plus de difficultés, 3 mots étaient proposés et ils devaient choisir parmi ces mots celui qui convenait le mieux.

Pour cela les élèves étaient regroupés par tables en fonction de leur niveau. Les consignes ont été expliquées groupes par groupes. Les élèves ont dû commencer par chercher seuls et ils ont ensuite pu mettre en commun avec leur groupe.

Cette leçon s’est assez bien déroulée même s’il n’est pas facile de gérer les différents groupes en début d’activité.

Une autre leçon intitulée : d’où vient le pain ?  a aussi été enseignée dans l’esprit de la pédagogie différenciée. Pour cette leçon, les élèves devaient soit replacer des bandelettes avec du texte aux bons endroits, soit replacer les images. Cette leçon s’est très bien déroulée. Tous les élèves ont pu ensuite lire les phrases et commenter leur travail.

De plus une leçon de poésie a été donnée pendant ce stage. J’ai appris qu’en enseignant la poésie de cette façon, je faisais aussi de la pédagogie différenciée car je tenais compte des élèves qui sont visuels mais aussi des élèves qui sont auditifs. J’ai donc réutilisé cette façon de faire pour tous les stages où je devais apprendre une poésie ou une chanson aux élèves.

Lors des leçons de lecture individuelle ou collective (lecture des feuilles de mots concernant l’apprentissage d’une nouvelle lettre), je restais à côté des élèves qui rencontraient des difficultés et une fois que la lecture des mots était terminée pour les autres et qu’ils recopiaient et dessinaient ceux-ci au cahier de travail, j’aidais les élèves en difficulté à relire la feuille de mots.

Méthodologie pour une leçon de poésie mettant en jeu la différenciation

Objet de l’apprentissage : poésie : le bon pain

Discipline concernée : langue maternelle

Objectif poursuivi – nœud matière : A la fin de la leçon, les élèves de 1ère primaire seront capables de réciter la poésie.

Compétences visées :

Compétences d’intégration : savoir écouter et parler

Compétence spécifique visée : imaginer, créer, émouvoir…

Activités de structuration :

Ecouter, lire, écrire, raconter une histoire à l’aide de supports variés

Lire, dire, chanter écrire une poésie…

Déroulement de l’activité – démarches de l’enseignant et des enfants

  1. Situation mobilisatrice

On raconte l’histoire du petit pain aux élèves.

  1. Emergence des déjà-là

Les élèves vont se souvenir de ce qu’ils ont vu sur le pain.

  1. Démarches

Introduction

Placement du dessin du pain au tableau noir

Emission d’hypothèses concernant le dessin et «l’histoire » par

les élèves (on peut placer tous les dessins au T. N. pour les aider).

Choix de l’hypothèse la plus cohérente par les élèves.

Récit de l’histoire

Récit de l’histoire aux élèves avec affichage des dessins au T. N 

On demande aux élèves de réexpliquer l’histoire avec leurs mots

Grâce aux dessins.

Lecture de la poésie et explication du vocabulaire

Par la normalienne.

Affichage du poème au T. N.

Récitation du poème, avec intonation, par la normalienne

Lecture mentale des élèves à voix basse

Lecture par 1ou 2 élèves à l’ensemble de la classe (avec aide)

Association dessins strophes

Placement des dessins 1 à 1 au tableau

Lecture de la strophe correspondante

Répétition par tous les élèves

Répétition par un enfant seul

A chaque fois, reprise de la strophe précédente

Apprentissage (sur le mode oral)

Effacement progressif de bouts de phrases (mots)

Bandelettes à remettre au bon endroit

Strophes à remettre dans l’ordre

Reconstitution

Répétition du poème par tous les élèves

Traces de la structuration (voir stencils)

Matériel, sources d’information disponibles : stencils et dessins

Analyse-matière : leçon assez facile à donner cependant il faudra faire attention à la prononciation (diction) du poème par les élèves.

Compte-rendu de ce que j’ai pu réaliser durant mon 2ème stage

Pour commencer, je voudrais souligner que l’institutrice n’est apparemment pas une partisane de la pédagogie différenciée. En effet, elle trouve cela difficile à faire et à mettre en place. Et pourtant, j’ai pu constater que cela serait très intéressant et important pour sa classe. Je n’ai pas eu non plus beaucoup de temps pour le faire car nous devions préparer une exposition et réaliser un jeu de société durant ces 3 semaines de stage.

Ce que j’ai pu proposer aux élèves qui s’en sortaient très bien, qui maîtrisaient correctement la matière, c’est qu’une fois qu’ils avaient terminé un travail et que j’avais corrigé celui-ci, ils pouvaient aller sur l’ordinateur de la classe et « jouer » avec le logiciel que j’avais installé. Ce logiciel permettait de vérifier leurs connaissances mais aussi leur proposait des exercices complémentaires tout en les amusant.

Lors de ce stage, j’ai aussi donné une leçon de poésie où j’ai employé la même méthode qu’au premier stage. Lors des phases d’exercisation, je passais entre les bancs afin d’aider les élèves en difficulté, ce qui n’était pas toujours évident car j’avais l’impression que certains élèves « faisaient exprès » de ne pas comprendre pour que je m’occupe d’eux. Certains élèves avaient un retard assez important à combler mais il m’a été dit que de toutes façons « c’était des cas désespérés et que comme ils avaient déjà recommencé dans le cycle ils passeraient quand même en 3ème primaire » ! C’est là que je me suis rendu compte de l’utilité de la pédagogie différenciée et de la « bêtise » du système éducatif belge. Mais que faire face à un enseignant et des élèves « démissionnaires » excepté le fait de les aider à comprendre la matière et de leur proposer de rester en classe pendant 1 ou 2 récréations afin de leur réexpliquer la matière et ce qu’ils ont besoin de maîtriser pour la comprendre. Malheureusement pour eux et pour moi, je ne les ai jamais vu rester en classe ou me demander de rester avec eux. Je ne pouvais pas les obliger, me semble-t-il !

J’essayais de faire participer le plus possible les élèves en « grande difficulté » lors des séances de manipulations collectives et je le refaisais de façon individuelle lors de mon passage dans les bancs.

Compte-rendu de ce que j’ai pu réaliser durant mon 3ème stage

Ce stage s’est déroulé dans une classe de 4ème primaire. Cette école travaille par cycles certains jours de la semaine. Par exemple, le mercredi est consacré au cycle 8-10 et le vendredi au cycle 5-8. Ce que je trouve très chouette. Dommage qu’ils n’utilisent pas les cycles plus souvent, comme pour les activités de mathématique et de langue française. Cela permettrait aux enfants rencontrant des difficultés dans ces matières de plus ou moins progresser à leur rythme.

Pour ce qui est de ma pratique de la différenciation, j’ai eu la chance que les élèves utilisent des manuels scolaires en mathématique et en français. En effet, cela permettait aux élèves de progresser à leur rythme. Une fois qu’ils avaient fini une page ou une série d’exercices, ils pouvaient passer à la page suivante sans problème. Cependant, il est important de leur dire jusqu’à quelle page ils peuvent aller. Cela permet aux élèves plus lents et éprouvant plus de difficultés d’évoluer à leur rythme et de se faire aider si nécessaire. En effet, avant de passer à la page suivante, ils devaient venir près de moi ou m’appeler afin que je corrige leurs exercices. Cela me permettait de voir directement les élèves en difficulté et de leur réexpliquer la matière si cela s’avérait nécessaire. J’essayais aussi de prévoir des exercices de dépassement pour les plus rapides. Ces exercices de dépassement étaient le plus souvent présentés sous la forme d’un petit défi à réaliser.

Pour les activités d’éveil qui se donnaient en cycle, je plaçais le plus souvent possible un élève de 3ème primaire à côté d’un élève de 4ème primaire et ceux-ci travaillaient en collaboration. En effet, ce n’est pas parce qu’on est « plus vieux » qu’on connaît plus de choses. Il faut tenir compte du vécu de l’enfant, de son milieu familial, de ses intérêts, …

Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité d’utiliser des logiciels informatiques car lors des ateliers en cycle ils sont répartis en 3 groupes : 1 groupe avec l’enseignant de 4ème, un groupe avec l’enseignant de 3ème et un groupe qui va en atelier informatique. Je devais donc m’occuper d’un groupe pendant les activités d’informatique et ne savais donc pas accompagner les élèves en informatique.

  • ANALYSE

Compte-rendu du 1er stage

Lors de ce stage, j’ai pratiqué la différenciation successive et en même temps de la différenciation simultanée. Pour cela, j’essayais d’aider les élèves en leur proposant des supports différents et une autre approche de la matière.

Durant tous mes stages, j’ai pratiqué la différenciation par précédés. En effet, chaque élève pouvait résoudre les exercices ou la mises en situation à partir de ses propres procédures. Le principal étant qu’il ait compris la matière et qu’il arrive au bon résultat.

Compte-rendu du 2ème stage

Lors de ce stage, j’ai différencié mes consignes. Lorsque je passais entre les bancs, je n’expliquais pas les consignes de la même façon à tous les élèves. Je me suis aussi beaucoup basée sur le vécu et les connaissances des enfants et j’ai donc pratiqué la différenciation à partir des apports des enfants.

Compte-rendu du 3ème stage

Durant mon 3ème stage, j’ai pu pratiquer la différenciation successive, la différenciation simultanée, la différenciation par les procédés et la différenciation par les ressources disponibles et les contraintes imposées, ainsi que la différenciation par la tâche lors des activités en cycles.

J’ai aussi différencié au point de vue des enfants, du savoir et des taxonomies.

Durant mon stage dans l’enseignement spécialisé, j’ai pu remarquer que cette école pratiquait la différenciation institutionnelle. En effet, les élèves peuvent retourner par après dans l’enseignement ordinaire.

  • Taxonomies : la taxonomie est un classement, une classification, une hiérarchisation.

Bloom : – Répéter : niveau le plus bas qui correspond à l’apprentissage de la mémoire.

– Conceptualiser : classer les éléments des situations.

– Appliquer les règles : utiliser une règle connue dans une situation nouvelle.

– Résoudre un problème : utiliser des processus non appris dans des situations nouvelles.

Tirtiaux : – Reproduire

– Reconnaître

– Ajuster

– Appliquer

Exemple

Multiplication de nombres décimaux d’après la taxonomie de Tirtiaux

  1. Reproduire : refais seul les 5 opérations suivantes.

245 347,5 256,25

x 1,25 x 74,7 x 25

  1. Reconnaître : voici le travail de Roger. Cherche les fautes éventuelles.

245 347,5 256,25

x 1,25 x 74,7 x 25

30,652 25 958,25 64062,5

  1. Ajuster : corrige les fautes que tu as découvertes.

245 24,5

x 1,25 ou x 1,25

306,25 30,625

  1. Appliquer : a) résous les exercices suivants et positionne correctement la virgule.

278 25,48

x 46,75 x 5,5

b) dans les multiplications suivantes, positionne correctement la virgule au produit final.

278 278 x 46,75 = 12 996,50

x 46,75

12 996,50

  1. Achever l’initiative : complète multiplicante et multiplicateur en fonction du produit final.

245

125

30 625

  1. Imiter : voici une multiplication résolue, imite-la dans 2 – 3 exercices personnels.

  1. Inventer : invente.

Il y a aussi des taxonomies socio-affectives comme celle de Kratwzo HL, la hiérarchie de G. de Landsheere qui se décompose en deux phases :

  1. l’individu répond à une stimulation extérieure,

  2. l’individu prend l’initiative.

La taxonomie de A. Harrow (psycho – matrice), celle de bloom est une taxonomie des objectifs cognitifs. Il y a encore le modèle tri-dimensionnel de Guilford.

  • DES OUTILS POUR LES ENSEIGNANTS

Fiche élève

Nom : ………………………………………………. Prénom : …………………………

Date de naissance : …………………………………

Parcours scolaire du cycle 1 au cycle 2 :

Année scolaire

Niveau de classe

Ecole(s) fréquentée(s)

     
     
     
     
     
     
     
     

Résultats aux évaluations nationales :

Date de passation : ………………………… 

 

Français

Mathématiques

Nombre d’items correspondant à des compétences de base

   

Nombre d’items réussis

   

Remarques éventuelles sur le comportement de l’enfant, avant, pendant et après la passation des évaluations :

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Guide d’entretien avec l’élève

Faire parler l’enfant :

Séances à mener

  • Sans le support du livret de l’élève, sauf au lancement de l’entretien, quand ce dernier se déroule dans un temps proche de la passation.

  • Avec le support du livret de l’élève, s’il s’agit de faire préciser et commenter des exercices précis.

  • Respecter les formulations proposées.

  • Noter les paroles et laisser du temps pour que l’échange s’installe.

  • Ne pas induire les réponses, relancer selon les propositions, accepter l’absence de réponse.

  • J’aimerais savoir ce que tu penses de ce qu’on a fait ensemble (montrer un livret vierge).

  • Qu’est-ce que tu ressentais avant que nous commencions ?

  • Comment as-tu trouvé les questions et les exercices ?

Quelques relances possibles

  • C’était amusant, pas drôle ?

  • Il y avait des choses que tu as reconnues ?

  • Il y avait des choses nouvelles, bizarres ?

  • C’était fatigant ?

  • C’était long ?

  • C’était facile, difficile ?

  • Ce que tu as su le mieux faire ?

  • Qu’est-ce que tu as su le moins bien faire ?

  • As-tu répondu à toutes les questions ?

  • Quand tu n’as pas répondu, pourquoi ?

(essayer d’en savoir plus sur les non-réponses)

  • A ton avis, à quoi ça va servir ce que l’on a fait ?

  • Qu’est-ce que tu voudrais que l’on fasse maintenant ?

  • Est-ce que tu penses que l’on peut faire quelque chose qui pourrait t’aider ?

  • Pour quelles choses tu voudrais qu’on t’aide ?

  • Qui pourrait t’aider ?

Si non réponse, proposer

  • A l’école …

  • A la maison …

  • Ailleurs …

Contractualiser le projet d’aide :

Expliquer qu’on va y réfléchir ensemble et qu’on va lui proposer un travail qui va l’aider.

  • Quoi et comment différencier ?

Comment différencier

les contenus ?

Comment différencier

les processus ?

Comment différencier

les productions ?

Comment différencier

les structures ?

  • En proposant pour une même tâche des textes variés.

  • En proposant pour une même tâche des logiciels différents.

  • En établissant pour certains élèves des contrats d’apprentissage.

  • En utilisant des manuels scolaires de diverses collections pour un cycle.

  • En adaptant les travaux personnels à la maison (choix entre tâches et exigences).

  • En utilisant des ressources audiovisuelles variées.

  • En exploitant les ressources imprimées de la vie courante.

  • En proposant des recherches autonomes.

  • En valorisant les projets personnels.

  • En développant à l’intention des élèves un plan de travail à éléments.

  • En proposant aux élèves des problématiques reliées aux domaines généraux de formation.

  • En prévoyant des formes différentes de guidance.

  • En utilisant des centres d’apprentissage.

  • En proposant des ateliers à vocations différentes : exploration, formation de base, remédiation, enrichissement.

  • En offrant à des élèves la formule stage au sein d’une autre classe.

  • En présentant le travail assigné par étapes.

  • En accompagnant certains élèves dans l’approbation des contenus par des organisateurs graphiques, des schémas, des diagrammes.

  • En proposant, pour un même objet d’apprentissage, une tâche qui sollicite la lecture et une autre qui demande d’interagir oralement.

  • En proposant pour un même objet d’apprentissage une tâche qui fait appel à une compétence transversale différente (par exemple : mettre en œuvre sa pensée créatrice et utiliser son jugement critique).

  • En utilisant le monitorat et le tutorat avec certains élèves.

  • En développant avec les élèves un coffre à outils-support : dépanneur, aide-mémoire, recueil de concepts, liste de vérification corrective, grille d’objectivation de la démarche et des stratégies d’apprentissage.

  • En planifiant des tâches d’enrichissement comme prolongement à la situation initiale.

  • En mettant en place dans la classe un atelier de traitement d’erreurs à l’intention d’élèves en arrêt dans leur processus.

  • En utilisant les modules d’apprentissage de remédiation dans un contexte de décloisement entre des groupes de base.

  • En différenciant les contenus.

  • En élaborant avec les élèves une banque d’outils d’expression.

  • En variant les productions en regard des intelligences multiples.

  • En jouant avec un échéancier mobile pour la présentation des productions.

  • En négociant des critères de production quant à la longueur ou à la complexité.

  • En favorisant les projets d’équipe pour réaliser des productions.

  • En variant les productions en regard des repères culturels.

  • En variant les clientèles à qui les productions seront présentées.

  • En variant les regroupements d’élèves (besoins, niveaux, intérêts, approches, démarches, projets, etc.).

  • En alternant les activités individuelles, les activités de sous-groupes et les activités collectives.

  • En formant des groupes de besoins à partir d’élèves provenant de différentes classes.

  • En modifiant l’aménagement de la classe.

  • En utilisant tantôt un horaire souple, tantôt un horaire centré, etc.

  • En ouvrant le menu de la journée ou du cours.

  • En proposant aux élèves des outils pour gérer le temps : plan de travail à éléments ouverts, tableau de programmation, contrat de travail, grille de planification.

  • En utilisant diverses ressources de l’école et du milieu.

  • En mettant en place dans la classe des structures d’entraide et de coopération.

  • En offrant aux élèves à risque des cliniques obligatoires ou avec inscription.

  • En variant les formules de correction : autocorrection, correction par un pair ou en sous-groupe.

Apprivoiser les différences © Editions de la Chenelière inc.

Conclusion

A partir des éléments théoriques et ma pratique sur le terrain, je peux dire qu’il n’est pas évident de pratiquer la pédagogie différenciée, mais surtout de mettre celle-ci sur pied en si peu de temps.

Ce n’est pas en trois semaines de stage qu’on peut découvrir les élèves, leurs lacunes et leurs possibilités et aussi de voir jusqu’où on peut aller avec eux.

Ce que je retiendrai de ce travail c’est qu’on fait souvent de la différenciation sans vraiment s’en rendre compte, mais aussi que l’on croit faire de la différenciation alors qu’on n’en fait pas vraiment car on ne pousse pas les enfants vers l’avant, mais qu’on les décloisonne dans des idées fixes et que, par conséquent, on ne les aide pas, on les fait stagner, voire reculer.

Plus tard, je compte pratiquer la différenciation en faisant attention à ne pas désapprendre les élèves, mais bien à les faire progresser, à les aider à aller jusqu’au bout et à atteindre les compétences de base.

Remarque importante : il ne s’agit donc pas de différencier les objectifs, mais de permettre à tous les élèves d’atteindre les mêmes objectifs par des voies différentes.

La pédagogie différenciée est-elle plus facilement réalisable dans certaines branches que dans d’autres ?

Références

* Legrand, L. (1995). Les différenciations de la pédagogie. P.U.F.

* Peretti, A. de (1987). Pour une école plurielle. Paris : Larousse.

* Meirieu, P. (1987). Apprendre, oui mais … comment ? E.S.F.

* Peretti, .A. de (1991). Organiser des formations. Paris : Hachette.

* Astolfi, J.P. (1992). L’école pour apprendre. E.S.F.

* Bour Pol. Vers la mise en œuvre des pratiques de pédagogie différenciée. L’éducateur, n° 9, avril 2002, 68 p

* Lhoir Séverine. La pédagogie différenciée. 78 f dactyl.

* T.F.E. : section primaire : Ecole Normale du Sacre Cœur, 1995-1996.

* Davignon Nathalie. Les cahiers pédagogiques de l’école normale : la pédagogie différenciée au service de l’orthographe. 49 f dactyl.

* T.F.E. : section primaire : ENC du Brabant Wallon, 1994.

* Rey, Bernard & Issy-les Moulineaux : ESF (1998). Faire la classe à l’école élémentaire. (Pratiques & enjeux pédagogiques, 15). – ISBN 2-7101-1258-2 371B REY F. Comprend un chapitre sur la pédagogie différenciée : p.105-123.

* Przesmycki, Halima & Peretti, André de.- Paris : Hachette (1991). Pédagogie différenciée. (Pédagogies pour demain. Nouvelles approches). – ISBN 2-01-017963-3 371A PRZ P.

* Perrenoud, Philippe & Issy-les Moulineaux : ESF (2004). Pédagogie différenciée : des intentions à l’action. (Pédagogies). – ISBN 2-7101-1674-X. Ce livre tente de faire le point sur l’état des principaux chantiers de la pédagogie différenciée. Chacun est confronté au même dilemme : comment tenir compte des différences sans enfermer chacun dans sa singularité, son niveau, sa culture d’origine ? 370A PER P.

* Meirieu, Philippe, Hameline, Daniel [préf.] & Issy-les Moulineaux : ESF (2004). L’école, mode d’emploi : des “méthodes actives” à la pédagogie différenciée ; Postface : la pédagogie différenciée est-elle dépassée ? – (Pédagogies). – ISBN 2-7101-1666-9 370A MEI E.

1 « Pour une pédagogie de l’école chrétienne fondamentale aujourd’hui » conseil central de l’enseignement primaire catholique.

Edité par le conseil central de l’enseignement primaire catholique, 1988

2 Différencier la pédagogie des objectifs à l’aide individualisée « réussir à l’école, des enseignants relèvent le défi » Edition Vie Ouvrière (P. MEIRIEU – N. ROUCHE) 1987

3 Qui est susceptible d’être amélioré

4 Tendance qui porte l’être vers ce qui peut satisfaire ses besoins, ses instincts, ses penchants naturels (in Le Petit Robert 1991)

http://www.hassanlahia.com

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